lundi 19 octobre 2009

Les jeux vidéo et le commerce électronique

Ce dernier article concernant le commerce électronique au Québec est inspiré (et dédié!) à mon copain qui adore et travaille dans ce domaine. Il m’a, entre autres, sensibilisée à la qualité des produits créés dans notre métropole…

Les jeux vidéo ont été inventés vers 1950-52 sur des ordinateurs beaucoup plus gros et moins puissant que tout ce que vous pouvez imaginer. Le jeu « Pong », bien qu’il ne soit pas le premier, est celui qui a propulsé l’industrie. D’ailleurs, celle-ci s’est développé de façon fulgurante aux États-Unis jusqu’en 1983 où la récession l’a freiné. Le développement c’est alors déplacé vers le Japon, où quelques années plus tard « Mario » est né! Sa popularité et celle d’autres légendes, dont « Sonic », « Pac-Man », ou encore « Donkey Kong » a contribué à démocratiser et à intéresser un large public.

La croissance de l’industrie du jeu vidéo est indéniable. L’essor d’internet est d’ailleurs un facteur déterminant. Les jeux en ligne, les options « coop » et les bandes-annonces ne sont que des catalyseurs pour l’industrie. Depuis 2002, son chiffre d’affaires dépasse même celui du cinéma. En 2007, le revenu global des entreprises du « ludiciel » frôlait les 40 milliards de dollars. 

Cette imposante industrie est extrêmement compétitive. La création d’un jeu vidéo demande d’imposantes ressources et le « studio » le développant prend des risques énormes. En effet, le studio de développement ne recevra, en moyenne, que 14 % du prix de vente. La distribution gruge en effet 35 %, alors que l’éditeur prend 51 % (environ 22 % va au constructeur de la console). 

L’éditeur fournit l’infrastructure nécessaire afin de rendre disponible le jeu à un vaste public (publicité et distribution).  

Actuellement, les trois constructeurs de console les plus imposants sont « Sony » (avec la PS3, la PSP et anciennement les PSone et PS2), Microsfot (avec la 360 et précédemment la X-box) ainsi que Nintendo (dont les plus récentes consoles sont la GameCube, suivit de la populaire Wii).

En ce qui concerne les ventes, les États-Unis sont au premier rang depuis plusieurs années, avec des ventes de 17.1 milliards d’euros en 2008 alors que l’Europe s’appuie sur 13.9 milliards d’euros. Le Japon, qui ne se compare pas en nombre par rapport aux deux premiers territoires, a quand même écoulé pour 9.7 milliards d’euros de jeux en 2008. C’est peu dire que d’insister sur le fait que la culture du jeu vidéo est très présente dans la société nippone.

Ce survole de l’industrie n’avait pour but que de mettre la table afin de discuter de quelques entreprises ayant pignon sur rue dans la métropole québécoise. La multinationale « Electronic Arts » (EA) et « Ubisoft » sont bien sur des incontournables. La qualité des jeux produits dans leurs studios de Montréal est d’ailleurs réputée. Nommons, entre autres pour Ubisoft, la série des « Prince of Persia », « Splinter Cell », « Assassin’ s creed ». Pour sa part, « EA » a produit, entre autres « Army of two » et « NHL 2010 ».  

Une compagnie moins connue, mais très prometteuse s’appelle « Artificial Mind & Movement » (A2M). Cette entreprise, qui emploie 500 personnes au Canada et au Chili, a produit, depuis sa création en 1992, plus de 119 jeux. Sa qualité lui a notamment permis de développer des partenariats avec d’importants éditeurs. Son site internet est très joli.
La vidéo ci-dessous est un exemple de leur produit. Vous reconnaîtrez « Indiana Jones »…

Soulignons que si plusieurs voix s’élever contre les dépendances liées aux jeux vidéos et la violence qui y est véhiculée, notons que plusieurs contrôles existent. En effet, les parents qui voudraient (et devraient) s’impliquer dans les choix de leurs enfants peuvent atténuer une partie importante de l’effet visuel de la violence.  

Terminons en notant que les progrès récents en technologies, autant du point de vu des jeux vidéos que des écrans, ont permis de diminué les risques d’épilepsie grâce à des fréquences de balayage plus élevées.

Je dois vous laisser, Nathan Drake de « Uncharted 2 » m’attend…

1 commentaire:

  1. Très intéressant. C'est surprenant de voir la distribution du prix de vente... On comprend mieux pourquoi les jeux sont passablement chers.

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